
La devise honorable du quotidien de la rue Bleury perd décidément beaucoup de son éclat… Dans son éditorial d’aujourd’hui, Marie-Andrée Chouinard, la même journaliste qui encensait le Plan d’action pour l’amélioration de la compétence à écrire il y a quelques jours, se penche sur la consternante problématique des “biberons chimiques”. Un article intitulé avec le plus grand sérieux “Tétée toxique?“, publié dans les pages du Devoir le 8 février dernier, nous mettait en garde contre l’utilisation des biberons en plastique, qui libéreraient sous l’effet de la chaleur le bisphénol A, un composé toxique.
“Il y aurait [du bisphénol A] dans les disques compacts, les lunettes de soleil et même les prothèses dentaires, s’inquiète notre éditorialiste. On en retrouverait aussi dans certaines bouteilles d’eau, mais, surtout, et voilà ce qui a violemment heurté l’imaginaire la semaine dernière, dans la majorité des biberons.” Imaginaire, vous l’avez dit ma chère Marie-Andrée Chouinard : imaginaire. La première chose à faire avec les bébés, c’est de leur foutre la paix ; la seconde, c’est de les nourrir à pleins biberons chimiques pour qu’ils nous foutent la paix à leur tour. Telle est l’entente. La mort par les biberons, il faut le faire! Paranoïa de bonnes femmes! Nos “bébés” ont beaucoup plus de chances de mourir en se tirant une balle vers leur seizième année, écrasés par l’insignifiance sanitaire de notre monde, qu’en tétant leur lait dans un biberon en plastique par ailleurs éprouvé, je crois, depuis un certain temps…