
Ce passage est extrait d’un “débat”, comme on dit, entre deux soldats de propagande de la feuille de chou gauchiste Presse-toi à gauche!. Ce qui est bien, avec ces écrits militants, c’est la candeur avec laquelle les soldats de propagande affichent leurs motivations les plus profondes, en lien avec les politiques de rééducation plus ou moins subtiles que l’État techno-progressiste a le génie, à tout le moins, d’attifer d’un jargon scientiste si opaque qu’aucun contribuable moyen ne pourrait y déceler ce qui pourtant s’étale à chaque phrase : la haine-type du révolutionnaire pour le bourgeois (donc pour le contribuable), l’impérieuse nécessité de la transformation radicale des rapports sociaux, l’utopie de la construction sociale (socio-constructivisme), etc.
L’État ne parle pas de “transformer les rapports sociaux“, il parle de favoriser “l’égalité des chances” ; l’État ne parle pas de ruiner “la vision élitiste de la connaissance“, il parle de mettre de l’avant une approche plus démocratique, “l’approche par compétences“. Le langage varie, mais le projet est le même.
On ne dit rien sur la réalité au Québec tant qu’on n’admet pas que l’extrême-gauche, qui a pris aujourd’hui valeur de norme (par son culte incessant de l’anti-norme), impose désormais à tous les niveaux de l’administration publique ses catégories de pensée. C’est pourquoi je ne parle, en toutes circonstances, non de l’administration publique, qui rappelerait le Service public (une notion beaucoup trop haute et trop noble pour les charognes gouvernantes), mais de l’État techno-progressiste, une bureaucratie centralisée vendue à l’action idéologique sur les contribuables massifiés.