Gauchiste

Gil Courtemanche raconte sa visite aux Pays-Bas, “l’un des pays les plus civilisés de la planète” selon lui. Qu’il soit tranquille. Cette civilisation du détritus, de l’absence d’autorité et de police, du mariage homosexuel et de la marijuana légale qu’il admire tant, elle est en train de naître ici aussi à Montréal.

On risque d’être témoin de plus en plus, d’ici quelques années, de bagarres à la bouteille, d’agressions en pleine rue et de crimes violents, sans qu’il soit possible d’espérer une quelconque aide de notre police “en mode festif”.

La violence urbaine, qui se trouve à un degré extrêmement avancé aux Pays-Bas, comme chez d’autres pays d’Europe, est le symptôme de sociétés en pleine déstructuration. Elle n’a rien à voir avec la vie dure d’antan, où se déroulaient les conflits historiques. La violence urbaine actuelle est celle de grands bébés dans des corps d’adultes, qui se tabassent les uns les autres par pure stupidité, et non pas celle, objective et normale, d’adultes en pleine lutte pour la reconnaissance sociale.

Quand la société n’est plus en mesure d’assurer la médiation des limites, de fixer la réalité et la loi, les hommes, se transformant en animaux, retournent dans la meute pour éprouver la loi de la jungle. C’est ce qui se passe aux Pays-Bas et c’est ce qui se passe déjà à Montréal, lentement mais sûrement. Dans dix ans, cette ville sera sans dessus dessous.

Je me demande bien ce que Gil Courtemanche trouvera à dire alors.