mai 6, 2008
Pour une fois que les jeunes font une observation exacte, je ne leur ferai pas l’affront de ne pas les citer. En disant que le “sexe en groupe”, les “danses-sandwiches” et les “fellations en pleine classe” réflètent l’égalité des sexes, ils ont parfaitement compris - malgré eux, je le conçois bien - ce qu’est le féminisme, ainsi que les répercussions ultimes de sa logique.
Je n’ai jamais admis une seule seconde que la fameuse ”hypersexualisation” des jeunes était un problème qui pouvait être combattu par les féministes, puisqu’il m’a toujours paru évident que le féminisme en était justement l’une des principales causes.
La véritable oeuvre du féminisme d’aujourd’hui n’est pas l’égalité, mais l’indifférenciation ; on ne le répétera jamais assez. Et quelle image plus probante que le sexe en groupe pour illustrer, sur le plan sexuel, le principe d’indifférenciation ?
Pour les jeunes, ”l’égalité entre les sexes”, tel que traduit par les consciences progressistes, est un principe noble qu’ils n’ont aucune difficulté à concilier avec le sexe en groupe - et ils le disent tel quel, texto ! La pratique du sexe en groupe chez ces jeunes signifie plus d’indifférenciation en pratique, et plus d’égalité entre les sexes en théorie. C’est-à-dire qu’ils croieront vivre l’égalité émancipatrice alors qu’ils ne feront que la dénaturer. Cette confusion peut paraître ignoble ainsi présentée, mais je vous rappelle qu’elle ne peut pas venir de nulle part. Des gens en sont responsables. Ces jeunes, après tout, n’ont pas été éduqués sur une île déserte.
Cette confusion en effet vient de la société et des “parents” égalitaires. Elle vient d’un monde où la notion d’égalité (comme celle de liberté et de justice) a été si pervertie que ceux-là mêmes qui s’en prétendaient les défenseurs les plus hardis sont justement ceux qui auront contribué plus que quiconque à les avilir et les vider de leur sens.
Aujourd’hui, les apôtres du féminisme peuvent contempler chez leurs enfants le miroir de leur “réussite”. Ce spectacle est d’autant plus véridique qu’il n’est pas mis en scène - ni subventionné - par les propagandistes du MCCCF ou du SCF.
