Les gens sont en train de devenir fous avec ces histoires de SAQs en plastique. Allez lire les commentaires des lecteurs sur le blogue de l’édito sur Cyberpresse, cela en vaut la peine : “Un p’tit sac écolo avec ça ?“.

Soit dit en passant, je reviens de chez Olivieri où les tables débordaient des niaiseries habituelles sur la “déconstruction des genres”, ”le métissage des cultures”, en plus des revues littéraires et des “oeuvres” des “professeurs-écrivains” québécois. Il y aurait dans ce poulailler de la graphomanie québécoise de quoi sauver une vingtaine de forêts chaque année. Où sont les écologistes ?

Le côté maniaque, et complètement irrationnel de “la lutte contre les sacs” me fait penser au délire des bonnes femmes dans les années 70-80 sur la vaisselle. Leur satanée vaisselle, en ont-elles assez parlé (elles en parlent encore) ! À croire que toute l’existence reposait sur un torchon et des assiettes. Eh bien, vous savez quoi ? Aujourd’hui elles ont des think thanks, financés par l’État, qui ont fait des torchons et des assiettes une AFFAIRE D’ÉTAT. Des millions sont consacrés chaque année au sexe de la vaisselle. Pas un document produit par la machine à propagande MCCCF/SCF qui ne fasse référence à la putain de vaisselle.

Idem pour les sacs en plastique, qui sont en train d’être élevés à la dignité de l’AFFAIRE D’ÉTAT. Pas de doute, la manne à venir est pour les écolos. Le Ministère du Développement durable est appelé à une croissance exponentielle. Le ministre qui dans quinze ans sera nommé à la tête de ce giga-ministère raflera le gros lot.

Fourchettes, vaisselle, égalité des sexes, sacs en plastique, délation citoyenne, Mère Gaïa.

Quel monde.

(À lire : “Le salut public par les sacs” et “L’Expérience SAQ“, L’Intelligence conséquente, 7 février et 13 mars 2008.)