Une femme qui se présente comme “Chiliquoise” signe un papier délirant aujourd’hui dans Le Devoir, où elle s’adonne sans vergogne au chantage victimaire le plus fiévreux qui soit. Saluons au passage, une fois de plus, le jugement de la responsable de la page Idées du Devoir, Marie-Andrée Chouinard, qui, comme on le sait, ne peut s’empêcher de se jeter avec la rapidité du chacal sur le moindre texte qui en appelle à la repentance occidentale.
Lettres - Cher Québec
Claudia Valdivia, Chiliquoise, Chilienne d’origine et Québécoise d’adoption
24 juin 2008Cela fait 35 ans que je vis ta vie. Que je goûte ton être, tes 400 années d’histoire. Histoire qui n’est pas mienne. Pourtant, aujourd’hui, j’en fais partie.
Et comment puis-je la partager avec toi? Avec tant d’immigration que tu dédaignes tant? Avec tant de talent laissé dans les oubliettes de l’État? De quoi as-tu peur, Québec? De ma différence? De ma ressemblance? De ma culture? De mon intégration? De ma compréhension de ton histoire? À laquelle j’appartiens, et ce, malgré moi? Moi qui t’aime tant. Moi qui te chante tout le temps: «Mon cher Québec, c’est à ton tour de te laisser parler d’amour…» À la Gilles Vigneault, il va de soi! Moi qui connais plus ta langue que la mienne et qui la défends malgré les tiens qui se cachent derrière des paroles telles que: «Bonne chance…» Je te dis quand même «Bonne fête», car je dis, comme une grande utopiste, que la liberté, elle commence là où elle se termine. Je bois à ta santé! Au bonheur que nous léguerons à nos enfants, car le monde est ouvert aux rencontres des peuples, des origines, des religions, des cultures, des différences. Et surtout, parce que nous voulons tous, vieillards et enfants, vivre et nous épanouir dans «le meilleur des mondes»! À ta santé, Québec! Qu’elle te soit honorable et respectueuse de tous les humains qui la composent.
Est-ce une blague ? Un canular ? Ce monde d’amour dont nous parle cette Chiliquoise est un ”meilleur des mondes” où “la liberté commence là où elle se termine“. Dites donc, ça promet. Des volontaires ? Non ? Vous hésitez ?
Mais que se passe-t-il ? Seriez-vous fermés d’esprit ? Vous avez peur, hein ? PEUR DE LA DIFFÉRENCE ? Sales petits fachos, allez. Ne me forcez pas à déposer une plainte à la Commission des droits de la personne : ouvrez les vannes de l’État ; continuez à payer vos impôts ; à démolir vos programmes d’histoire pour m’accommoder, moi, la Chiliquoise toute-puissante ; et allez tous vous faire foutre.
Vive la tolérance ! Vive la différence ! Vive le monde nouveau !





