Pratte

Une Fête nationale qui ne serait pas politique, voilà qui est curieux. Pourquoi pas abolir la Fête nationale et lui substituer une Fête interculturelle, “Le Solstice d’été” ? D’ailleurs c’est déjà commencé. Le 21 juin dernier, le festival Présence autochtone tenait “la cérémonie civique du Jour national des peuples autochtones“, qui réunissait “dignitaires des gouvernements, dirigeants des Premières Nations et le maire de Montréal“.

Des personnalités autochtones telles que chefs de file spirituels et sommités de la scène culturelle sont invitées à entretenir les participants des grands principes qui unissent les peuples. Elle est suivie du Solstice des nations – Fête à fête en collaboration avec le Comité de la fête nationale à Montréal.

Ce “fête à fête”, nous dit-on, souligne le passage d’un feu de joie, celui du 21 juin (Jour national des peuples autochtones), à celui des feux du 24 juin, Fête nationale des Québécois. Pourquoi, puisque les Québécois interculturalisés ne forment plus le corps souverain du territoire, le “fête à fête” ne serait pas prolongé à toutes les fêtes dites “nationales” des autres “communautés” ? Toutes ces “fêtes” réunies par les bons sentiments interculturels permettant de constituer une gigantesque guirlande festive, qui décorerait notre calendrier national, transformé entre-temps en calendrier de l’ONU.

Parions que les récriminations xénophobes et intolérantes des quelques Québécois restés encore lucides sur leur sort malgré la propagande seront promptement enterrées sous les tam-tam, les “pas de politique svp…” et les plaintes à la Commission des droits de la personne.

Peace !