Mali Ilse Paquin rend compte aujourd’hui d’une nouvelle mesure de “la” ministre pour la Femme et l’Égalité (!) britannique, Harriet Harman, qui impose aux patrons de privilégier les candidats de sexe féminin ou d’une minorité ethnique pour les postes à pourvoir. Mme Harman, nous dit-on, serait tourmentée par le fantasme numéro un des féministes : le fameux “boy’s club”, qui partout dans la ville tirerait les ficelles, maintenant les femmes dans une infériorité systémique humiliante.

La bonne Mali Ilse, souhaitant une lutte plus efficace au machisme systémique, propose plutôt d’obliger les entreprises cotées à la bourse de recruter 40% de femmes sur leur conseil d’administration.

Je lis souvent des âneries sous la plume des féministes, mais là, bravo : 40% de femmes dans les C. A., pour la simple raison que les femmes seraient “opprimées” (ce qui est faux), il faut le faire. Quand on est prêt à sacrifier la liberté d’entreprise de la sorte, c’est qu’on est sans doute très bien disposé à sacrifier la liberté de pensée et d’expression.

Une chose à préciser à propos de la supposée “inéquité salariale” : si les femmes — globalement — font moins d’argent que les hommes, c’est tout simplement parce qu’une partie d’entre elles travaillent à temps partiel, soit par choix, soit par obligation, parce qu’elles ont une famille et des enfants. Certaines d’entre elles, en tombant enceintes, freinent forcément l’essor de leur carrière, ce qui est parfaitement normal. Ce sont les aléas de la vie. On ne peut pas exiger de la Société toute entière qu’elle cesse de fonctionner sous prétexte que madame est tombée enceinte et qu’elle ne veut pas être “pénalisée”. Ce genre de raisonnement victimaire est obscène ; l’écho favorable que celui-ci rencontre dans la société ne l’est pas moins.

Le mythe de “l’inéquité salariale” cherche à entretenir la fibre victimaire des femmes — source de jouissance — au détriment de la vérité des faits. Pensez-vous vraiment qu’en 2008, une femme qui convoite le même emploi qu’un homme obtiendra un salaire moindre simplement parce qu’elle est une femme ? Bien sûr que non. Même que, en raison d’une oppression théorique, abstraite et éthérée, elle passera avant l’homme, justement parce qu’elle est une femme. “L’inéquité salariale” est une mystification statistique qui sert un lobby en particulier. “L’égalité” vertueuse des féministes n’a pas d’autre source que la haine des individualités et de l’excellence.

La foule des médiocres cherchera toujours un moyen d’arracher à l’État et à la Société un moyen d’assouvir son ressentiment. C’est la seule occupation, la seule mission des esprits mesquins. “L’inéquité salariale” n’est qu’un outil de plus dans leur arsenal, un sujet parmi d’autres que les idiots utiles ne demandent qu’à reprendre dans leur feuille de chou journalistique.

Le féminisme !… Combien de femmes n’auraient pas pu avoir de carrière sans cette idéologie de secours ? Combien de vocations usurpées, de postes volés, de mises à mort sociales expédiées ? Combien ?

Voilà qui, pour une fois, ferait un reportage intéressant dans La Presse.