Dans Le Devoir d’aujourd’hui, on pouvait lire que la compagnie Molson Ex se faisait traîner dans la boue par des idéologues victimaires féministes. Ces apparatchiks, qui ont visiblement encore trop de temps à perdre et pas assez d’argent public à dépenser, lui reprochent ses “publicités sexistes”.

Publicité sexiste et méprisante pour les femmes — Serge aime le sport, les autos et… les jolies filles
Molson Ex soulève un tollé en recourant à une publicité qui rappelle les calendriers de garage

La bière Molson coule à flots… et les plaintes aussi. À elle seule, une campagne publicitaire du géant brasseur jugée «à la limite de la pornographie» par ses détracteurs a fait l’objet d’une centaine de plaintes reçues par le Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques, soit presque autant que ce que l’organisme a recueilli au total l’an dernier.

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Dans une lettre adressée au vice-président au marketing de Molson Canada, le président du Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques, Claude Béland, a souligné «le nombre élevé de plaintes» contre l’entreprise, «qui est accusée de sexisme, d’exploitation du corps des femmes et de mépris». «Après avoir analysé les plaintes et en avoir sérieusement débattu, les membres du conseil ont été unanimes à considérer que votre promotion est profondément sexiste et méprisante pour les femmes. Elle n’est nullement compatible avec les normes d’éthique que devraient suivre les entreprises qui font la promotion de l’alcool», pouvait-on lire.

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«C’est dégueulasse», a affirmé Estelle Lebel, directrice de la revue Recherches féministes et membre du Groupe de recherche multidisciplinaire féministe (GREMF). «C’est du niveau des calendriers de garage. On dirait qu’on avance d’un pas et qu’on recule de deux. [...] C’est exactement la définition de la femme objet», a-t-elle ajouté.

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«Il n’y a pas de recours; on considère que c’est le publicitaire qui s’autocensure. C’est un rapport de force entre les mouvements sociaux et les publicitaires», explique Estelle Lebel. «Généralement, le publicitaire réagit aux plaintes et finit par retirer la publicité parce qu’il ne veut pas de problèmes.» Elle déplore que, devant des compagnies qui «poussent leurs publicités le plus loin possible», il revienne à la population d’assurer le rôle de vigile et de dénoncer les abus. Inondés d’images, les gens perdent leurs repères, a-t-elle estimé. «On devrait obliger les compagnies à adhérer à des codes d’éthique», a-t-elle proposé, plaidant toutefois pour l’éducation plutôt que pour la censure. Elle formule également le souhait de voir davantage de femmes siéger aux comités d’éthique.

Selon la compagnie Molson Coors, le nombre anormalement élevé de plaintes contre elle s’explique par une action concertée du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Rimouski. Dans une entrevue accordée mercredi au Journal de Montréal, la porte-parole de ce géant du houblon, Marieke Tremblay, a fait savoir que la priorité de l’entreprise était de rejoindre son public cible, soit les hommes de 18-34 ans qui, selon des études, ont «parmi leurs cordes sensibles le sport, les voitures, la musique, la fête et les belles filles».

Il va sans dire que L’Intelligence conséquente appuie à 100% la compagnie Molson Ex dans cette nouvelle tentative du régime techno-progressiste de criminaliser socialement son public-cible : les hommes de 18-34 ans. De fait, il se trouve que le régime techno-progressiste aimerait bien transformer tous les hommes de 18-34 ans en gastronomes égalitaires, qui préfèrent cultiver du basilic dans leur cour arrière, les matinées de printemps, plutôt que de suivre le hockey. Par conséquent, il ne peut que répudier les “représentations sociales véhiculant des stéréotypes sexistes”, comme dans les délicieuses publicités de Molson Ex, ces “représentations” s’enracinant un peu trop à son goût dans le sens commun des classes populaires.

Il est pour le moins hilarant de voir Estelle Lebel, une apparatchik féministe entretenue par le Système, évoquer la “vigile de la population” contre les publicités des compagnies, comme si la “population” avait eu jamais quoi que ce soit à foutre de ces scrupules puritains qu’on lui prête par nécessité idéologique. La “vigile de la population”, dans le langage d’Estelle Lebel, ne représente rien d’autre que des “mouvements sociaux”, qui s’arrogent un rôle de “vigile citoyenne” au nom de citoyens qu’ils ne fréquentent même pas. Les “mouvements sociaux” n’ont rien à faire de la société réelle et des gens ordinaires ; ils ont des intérêts idéologiques à défendre.

La suggestion de Molson, selon laquelle la hausse du nombre de plaintes seraient due à une manoeuvre de l’un de ces “mouvements sociaux”, est parfaitement crédible, même si elle reste à confirmer. Les “Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel” sont habitués à jouer avec les chiffres : ce ne serait donc pas nouveau. Sur le site de leur “Regroupement”, on peut lire que pas moins de 34% des Québécoises auraient subi une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans, soit 1 220 000 femmes — c’est presqu’une femme sur deux. C’est du délire. Nous avons affaire probablement aux mêmes hystériques du MCCCF/SCF/CSF qui jugent que le moindre “acte de pouvoir, avec ou sans contact sexuel”, peut constituer dans les faits “une agression sexuelle” (Source). Toutes les mystifications statistiques sont bonnes pour prouver la “discrimination systémique” contre les femmes, et pour justifier un renouvellement indéfini des budgets des organismes victimaires.

Que les hommes soient obsédés par le corps des femmes, et que les femmes soient obsédées par l’idée d’apparaître sur un piédestal, c’est vieux comme le monde. Comme si ces “femmes-objets” ne jouissaient pas, elles aussi, de diffuser leur nudité à une ampleur médiatique, comme si elles ne savaient pas ce qu’elles faisaient. Les idéologues victimaires, obsédés par l’idée de javelliser les médias et de les soumettre à la didactique progressiste, dissimulent mal leur envie de pénaliser le désir à sa source et de venir à bout de la différence sexuelle. Car à moins d’accepter de vivre dans un régime communiste, la comédie sexuelle continuera à tous les niveaux, avec ses campagnes publicitaires, ses coups de gueule, ses ruses amusantes, ses déviances.

La dernière chose à faire, en l’occurence, c’est d’imiter Radio-Canada et d’en faire un “débat social”. Il n’y a pas de débat. Le génie du régime est de prendre au sérieux le premier “diagnostic” venu, et de le relancer dans la sphère médiatique pour “créer l’événement”. Le problème à soulever n’est pas, de leur point de vue, la psychiatrisation ainsi organisée du désir masculin, mais la liberté commerciale elle-même, qui ne serait plus compatible avec les “normes citoyennes” progressistes.

Vous trouverez ci-joint quelques exemples des pubs de Molson Ex. Difficile, après les avoir visionnées, d’imaginer des gens du peuple porter plainte auprès d’organismes “citoyens” (d’ailleurs, ils ne sont même pas au courant que de pareils organismes existent). Il n’y a qu’une seule catégorie de la population que de telles pubs peuvent déranger, et ce sont les “regroupements” professionnels d’enragés égalitaires.