Ma foi, la “Journée inernationale des femmes” a été bien pénible. Elle l’est toujours, pénible, mais il me semble que cette année elle l’a été au-delà de toute mesure. Des esprits pernicieux me feront remarquer que si, au plan international, la propagande féministe bénéficie d’une “Journée” spéciale, nous avons la chance, ici au Québec, de vivre toute l’année comme une longue “Journée internationale des femmes”. En effet, c’est 365 fois par année “merci les femmes” au pays de René Lévesque. Il faut dire que les Québécois sont à l’Amérique du Nord ce que les Suédois sont à l’Europe. Une sorte d’enfer égalitaire sur fond de soleil nordique. Un enfer froid, en somme ; étranger à toutes les représentations théologiques, il se présente dépourvu des flammes du vice. Il est simple, pastoral. Accessible en un clin d’oeil. Il suffit d’ouvrir la fenêtre de son loft urbain et qu’est-ce qu’on voit ? Un État omniscient et liberticide, des places publiques bio, des individus amorphes. Des piétons par-ci, des clients de bistro sans fumée par-là, quelques festivals, des meubles Ikea. Des vélos, des transgenres, des couples “conjointés”. Des animateurs de St-Jean ouverts sur le monde. Et beaucoup, beaucoup de poussettes…
Cela dit, ne soyons pas de mauvaise foi. La “Journée”, à sa manière, est l’occasion d’un rayon de soleil dans la grisaille du mois de mars. Prenez Le Devoir, par exemple : édition du week-end (7-8 mars), cahier G, 8 pages pleines de pubs du macro-État québécois : CSN, Bloc québécois, “Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine” (sic), Fédération “autonome” du collégial, Commission de “l’équité salariale”, Institut d’études féministes de l’Université Laval, Conseil du statut de la femme, etc. Bien sûr, on pourrait souligner le design soviétique de ces publicités (en particulier celle du Syndicat de la fonction publique en page 3), mais serait-ce vraiment pertinent ? Pour une fois que Le Devoir peut faire de l’argent, qui va le blâmer ? Le champagne a dû couler à flots rue de Bleury. De toute façon, comme il est indiqué en caractères gras sur chacune des pages : il y a encore beaucoup de travail à faire. Il faut rester aux aguets. La vigilance s’impose. Les acquis sont fragiles. Attention. Il faut continuer de se battre. Il faut des budgets “sexospécifiques”. Une “analyse différenciée selon les sexes” à tous les niveaux de l’État et de la société. Ne soyons pas dupes. Le Québec est peut-être l’un des endroits les plus “égalitaires” au monde mais il est encore loin du compte de “l’égalité de fait”. Et c’est sans compter Harper à Ottawa, avec sa bande de cowboys misogynes. Non, vraiment : attention, attention et attention. Le Bloc veille, mais on ne sait jamais. Gilles Duceppe comme Michèle Asselin, l’un à Ottawa et l’autre à Québec, sont nécessaires pour “faire respecter les valeurs québécoises”…
Oh, certes, le scénario commence à être usé, les fils dépassent, le décor tombe en morceaux, mais c’est le seul film que la machine techno-progressiste a prévu pour nous. Et si vous voulez être socialement opératoire, il vous faut adhérer à l’histoire, du moins en public. Dites ce que vous voulez des acteurs, sur la nécessité de changer les visages et de revamper la tapisserie — mais ne contestez jamais les fondements de la doctrine. La “Journée” du féminisme est la journée de l’année où il est le plus difficile de parler librement du féminisme : il me semble que cela devrait suffire à mépriser cet événement de propagande. On peut bien grimacer, cela n’empêche pas que chaque 8 mars (et chaque 6 décembre), on a droit au renforcement symbolique d’un pouvoir illégitime qui fait semblant de se présenter comme un non-pouvoir légitime. Le pouvoir illégitime consiste à employer les moyens de l’État à des fins de reconfiguration idéologique, en conflit ouvert avec les libertés politiques et économiques les plus fondamentales. Par “non-pouvoir légitime”, j’entends ici cette prétention absurde du lobby féministe à voir en “les femmes” un groupe sociostatistique victime de “discrimination systém(at)ique”. Les féministes, c’est attesté dans la dénomination même du ministère, ont un accès direct et une oreille immédiate des secteurs de la “culture” et des “communications”. La majeure partie de leurs postulats idéologiques sont repris, promus et imposés avec zèle par les autres branches de l’État, que ce soit en éducation ou dans le cadre de la gestion des ressources humaines. Et elles continuent, contre toute raison, à se présenter comme un “non-pouvoir” carencé, sans aucune emprise politique sur le réel.
Tout a été dit mille fois par quelques esprits libres sur la mystification économique de “l’équité salariale”, ainsi que sur la manipulation odieuse des chiffres sur la “violence conjugale” dans les campagnes publicitaires de l’État. C’est sans compter la redéfinition déraisonnable de la “violence conjugale”, un phénomène qui ne se fonde plus seulement sur les actes violents réellement commis contre un tiers mais sur le substrat psychologique et comportemental des personnes. Il semblerait qu’en cette matière, l’extension des prérogatives de l’État soit devenue incontrôlable, au point de devenir carrément dangereuse. La mutation totalitaire de l’État québécois n’est pas une fiction, elle est visible de tous et d’autant plus invisible : personne n’ose croire au Mal qui ne se cache pas pour agir. Sur le site du Ministère de la Santé et des Services sociaux (mais c’est un exemple parmi bien d’autres horreurs), on peut lire que la “violence conjugale, ça commence à l’adolescence” : on y lit que le ”désir de contrôler [serait] encore très présent chez les garçons“. Des “modèles égalitaires” seraient à promouvoir dès le début de leur éveil sexuel pour éviter qu’ils ne puissent jamais se croire autorisés à juger leur petite amie : “Pas question que je sorte avec toi si tu t’habilles comme ça” serait un commentaire inacceptable, selon le Ministère. Que ce soit pour indiquer à la jeune fille qu’elle ne s’habille pas de façon suffisamment féminine, ou encore pour exiger d’elle plus de retenue et de pudeur en raison d’une tenue trop vulgaire, ce commentaire n’a pourtant rien de bien inquiétant ; il est même tout à fait normal. À travers une supposée “prévention” égalitaire, c’est donc le jugement que l’on s’applique à neutraliser chez le garçon, le principe de précaution se transformant ici en principe de castration. Et il ne concerne que le garçon seul : viendrait-t-il l’idée au Ministère d’empêcher, de quelque manière que ce soit, le jugement des jeunes filles de s’exprimer ?
Le contrôle, la rééducation et, à terme, la criminalisation du désir masculin sont un aspect central de l’action du féminisme d’État. Mais curieusement cela reste peu discuté. La raison en est simple : le féminisme tire justement sa légitimité de l’idéologie modernitaire de “l’émancipation” radicale, qui donne aux Modernes l’exclusivité du savoir sur le désir. Ce que disent les technocrates du progresssime officiel devrait par conséquent avoir valeur d’Évangile sur ce que les hommes et les femmes ressentent ou sont supposés ressentir. On ne saurait accepter, du côté de la police idéologique, que des individus remettent en question l’oeuvre du féminisme d’État, qui se situe, par définition, du côté de la seule émancipation souhaitable du désir : je veux dire celle qui passe par le filtre de l’égalitarisme radical. Quand l’État parle d’imposer des “modèles égalitaires” à des adolescents par souci de “prévention” de la “violence conjugale”, il admet d’emblée ne plus se trouver sur le terrain de l’éducation mais sur celui de la rééducation. Une éducation digne de ce nom reconnaît l’état de nature du désir, et par le fait même reconnaît que celui-ci porte une interrogation essentielle — la dichotomie entre le corps et le coeur, entre le sexe masculin et féminin – qui appelle une réponse de la société dans le langage de la culture plutôt que dans le micro-lexique de la propagande. Le désir, étant un fait de nature, est extérieur à la volonté infiniment malléable du contractualisme libéral : il suppose une relation de réciprocité entre ses dichotomies constituées qui ne soit pas uniquement réductible à l’intérêt et à la volonté de puissance.
En s’attaquant au désir masculin, le féminisme d’État ne s’attaque pas tant “aux hommes” qu’à l’idée même de réciprocité. Mais les féministes ne veulent guère l’admettre. C’est que la réciprocité engagée par le désir fait refluer les prétentions de l’égalitarisme radical dans le domaine du non-désir. Elle démystifie la nature profondément anti-érotique du projet égalitariste. De fait, “l’éducation sexuelle” actuellement en vigueur dans les écoles — aux côtés de la propagande égalitariste — est basée sur une science matérialiste primaire pour laquelle la désérotisation du rapport entre les sexes est un préalable vers la connaissance libérale du désir. L’utilisation du préservatif et le droit à l’avortement précèdent le discours amoureux, toujours plus ou moins suspect de véhiculer une “volonté de dominer” et un “désir de contrôler” incompatibles avec les “valeurs égalitaires”. Seul importerait désormais d’inculquer aux jeunes techno-progressistes une conscience suraigüe de leurs “droits et devoirs” en tant que “sujets sexuels égalitaires”. Mais la nature, qui en parle ? Personne. Pour les savants de l’égalitarisme radical, le cas de la nature est réglé par l’approche matérialiste des organes sexuels et des MTS : tout le reste, les délicatesses et les espérances du désir, sont laissées à l’abandon lorsqu’elles n’existent tout simplement pas.
Ce silence de l’État sur ce qui est fondamental et ce bavardage assourdissant sur ce qui est accessoire est sans aucun doute un facteur de grande détresse chez les jeunes gens. L’enceinte de l’éducation publique n’est plus en mesure d’accueillir la jeunesse pour l’éclairer sur l’amour et la beauté ; c’est là un constat dramatique qui ne concerne pas que “l’éducation sexuelle”, mais tout le système scolaire. Ainsi, l’érotisme n’est plus une aventure ouverte sur le réel, mais un concept abstrait et cérébral qui renvoie chacun des sexes à sa solitude. Si vous êtes de sexe masculin, vous devez accepter de reconnaître la culpabilité historique de votre sexe (c’est l’accusation de sexisme) ; tandis que si vous êtes de sexe féminin, vous devez comprendre que vous ne pourrez jamais complètement exercer votre libre arbitre, le système à l’intérieur duquel vous évoluez ayant été construit par et pour des hommes. Le piège est circulaire et sans fin. Sous de fallacieux prétextes “d’émancipation”, les jeunes gens, à l’orée de la vie érotique, se voient éduqués dans une perspective de non-réciprocité qui ne reconnaît plus la dépendance naturelle du sexe féminin et du sexe masculin. La dernière chose qu’un pédagogue post-moderne veut entendre de la bouche d’une jeune fille, c’est qu’elle aurait besoin d’un garçon pour vivre et exister. Un tel aveu, inimaginable, se verrait immédiatement référé aux psychologues et aux autorités concernées. Les jeunes filles et les garçons doivent désormais comprendre que le désir de l’autre n’est intelligible et valide que s’il s’inscrit dans une logique de choix contractuel. En un certain sens, on les éduque à se passer les uns des autres pour mieux pathologiser sous le nom de “dépendance affective” ou de “dépendance sexuelle” leur besoin naturel de se retrouver dans l’étreinte. Cette doctrine radicale, symptôme d’un libéralisme falsifié et dégénéré, méconnaît la réalité charnelle au nom des plus hauts principes de l’égalité abstraite. Elle peut certes flatter la vanité, l’égoïsme ou apporter une satisfaction narcissique à des intellects de troisième ordre, mais qui croira qu’elle est favorable à l’émotion érotique ?
Avant, on éduquait la jeune fille à plaire à son amoureux ; aujourd’hui, à l’ère du soupçon, on lui apprend à ”négocier” face à un “partenaire”. Voilà un bien ennuyeux portrait du rapport entre les sexes, mais qui résume assez bien l’irruption du management dans les chambres à coucher. “Faire l’amour à un partenaire”, ça prenait bien une époque comme la nôtre pour adopter une formule pareille ! Cette régression très malheureuse procède d’un retournement de sens complet de la notion “d’indépendance”. C’est une chose d’être indépendant dans la vie civile et c’en est une autre de l’être dans les sentiments. Les féministes exigent des femmes l’indépendance dans le domaine du désir, à défaut de quoi elles seront jugées dupes de la volonté du mâle. Autant exiger l’impossible. L’indépendance du désir n’a aucun sens. Un désir indépendant n’est pas un désir, mais un ressentiment, qui chez les féministes s’amplifie à mesure que grandit leur fascination passionnelle pour cet objet — le désir mâle — dont elles se disent par ailleurs entièrement délivrées. Mais c’est bel et bien à cette ascèse pénitentielle du refus du désir comme récripocité de nature que se livreront beaucoup de femmes modernes influencées par le féminisme. Certaines iront jusqu’à prétendre pouvoir décider de désirer comme un homme plutôt que comme une femme. Mais la vérité de la nature est bien cruelle. La nature ne se décrète pas, elle se reçoit. Ces femmes, qui se croient audacieuses dans leur arrogance, n’ont pas besoin des hommes pour se frustrer : elles savent très bien le faire elles-mêmes. Aujourd’hui elles sont seules et malheureuses, et passent l’essentiel de leur temps dans les pages des magazines féminins à faire l’apologie du “bonheur d’être soi”.
La réciprocité de nature étant brisée, il n’est pas surprenant de voir pulluler, autour du féminisme institutionnel établi, un nouveau militantisme inspiré de l’égalitarisme radical. L’idéologie gay et transgenre fait elle aussi du contractualisme dogmatique un principe cardinal de son programme. Après le choix libre du “partenaire”, on en arrive au choix libre de l’orientation sexuelle puis tout bonnement au choix libre de l’identité sexuelle. C’est le choix, en toutes circonstances, qui domine, alors que nulle part la question du désir et de la jouissance n’est abordée. Le plaisir, désormais, s’éprouve seul, dans une démarche sans fin vers une perfectibilité narcissique que seconde un État managérial infiniment flexible et sensible aux revendications psychiques particulières. Le problème du militantisme gay et transgenre est qu’il s’attaque, au même titre que les féministes mais avec encore plus de violence, à la réciprocité de nature constitutive du plaisir hétérosexuel. Le régime de “tolérance” appelé de tous leurs voeux par les idéologues homosexualistes est en fait un régime d’une intolérance farouche pour toute normativité fondée sur l’idée de nature. Et pour cause : la nature renvoie l’homosexualité à son manque et à son conflit spécifiques, ce que ne saurait supporter le relativisme moral ambiant. Le slogan d’un organisme du gouvernement français titrait récemment, dans le cadre d’une énième “lutte contre l’intolérance” : “entre l’homosexualité et l’hétérosexualité, la seule différence c’est l’homophobie“. Rarement le dessein indifférenciateur et suicidaire des idéologies féministe, gay et transgenre aura été aussi bien synthétisé. Car dire qu’il n’y a pas de différence de nature entre l’homosexualité et l’hétérosexualité est une autre façon de nier la différence des sexes et, partant, le principe de réalité que combat également le féminisme.
En somme, la “Journée internationale des femmes” devrait regrouper d’ici quelques années des groupuscules militants de l’idéologie gay et transgenre. La porte, me semble-t-il, a été amplement ouverte cette année, et c’est évidemment les transgenres (ceux qui auront choisi de devenir femme) qui risquent, bien avant les homosexuels militants, de s’entendre comme des larrons en foire avec les féministes. Rarement le contractualisme fanatique et le refus de la nature auront été à ce point salués d’un même élan enthousiaste. D’ailleurs, il est à remarquer que le fameux “droit de vote” que les féministes évoquent à l’occasion de la “Journée internationale des femmes” ne semble pas répondre à une conscience politique traditionnelle mais à une volonté d’ériger en culte l’individualisme contractuel. Est-ce vraiment la liberté politique que les féministes célèbrent dans le symbole du droit de vote, ou est-ce la liberté de choisir ? La deuxième option me semble plus probable. C’est l’éloge du libre choix, et non l’éloge de la démocratie libérale traditionnelle (laquelle suppose des contraintes), qui se manifeste dans le rappel récurrent et hypnotique de l’obtention “récente” du droit de vote des femmes. Aux dernières nouvelles, les féministes n’étaient pas très sensibles aux célébrations entourant le Jour de Souvenir, pas plus qu’elles n’éprouvaient de scrupules à s’inviter dans la vie privée des gens pour faire avancer leur cause.
Cette haine de la réciprocité de nature et de l’expérience réelle, traduite en programme aux plus échelons de l’État, n’est pas sans causer de nombreux problèmes. Sur le plan amoureux, tout d’abord. L’intuition de René Girard, qui prévoyait que les modernes, à force de mimer l’indifférence au désir pour mieux exciter le désir des autres, finiraient par tuer le désir même, pourrait malheureusement se confirmer. En tout cas, si on ne s’en tient qu’à une observation patiente de la vie urbaine, on ne peut pas dire que la disponibilité érotique et sensitive des citoyens de Boboland soit maximale. Tous ces individus enfermés dans leur moi fantasmatique, les oreilles bouchées par un iPod, les yeux dissimulés derrière des lunettes opaques et précédés par deux ou trois chiens en laisse, n’annoncent pas un environnement propice au frémissement de l’expérience réelle. On peut supposer que le succès de l’iPod est dû moins à son format pratique qu’à sa capacité d’emmagasiner des centaines de chansons, le libre choix précèdant toujours le plaisir chez le techno-progressiste type. Pour les mêmes raisons, le bobo ipodé ne saurait nouer un rapport de séduction autrement que fantasmé avec les bobos qui l’entourent. Fermer le iPod et parler à une personne en particulier serait se cantonner à un seul choix ; ce serait aussi admettre que notre désir nous gouvernerait davantage que notre libre choix. Un contre-sens scandaleux au regard de la croyance dominante.
Sur le plan politique, ensuite. L’isolement des individus n’augure rien de bon pour la défense des libertés fondamentales. Affaiblis, nos contemporains sont peut-être encore disposés à se satisfaire des misérables nourritures que leur réserve le régime, mais pour combien de temps ? Chose certaine, ça ne peut plus durer. L’imminence de l’implosion demande un travail soutenu sur le plan de l’intelligence : il n’y aurait rien de plus tragique qu’une crise de dépossession sociologique et politique vécue en silence, sans le secours de la pensée. Ce que nous vivons est réel et doit être nommé ; ce n’est pas un délire, pas plus que ce n’est une construction fictive. L’appel au bon sens et à l’entendement doit donc continuer à se faire entendre, avec patience et talent, au milieu du babillage autopromotionnel de l’idéologie d’État. Même si cela fait parfois japper les caniches de garde du régime.
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PROCHAINE PARUTION DE L’I. C. : samedi le 21 mars 2009.