
Il y a longtemps que je n’avais pas autant ri. L’Express propose un portrait d’une complaisance folle (à ce stade ce n’est même plus choquant, mais seulement hilarant) du chef de l’État français. “SARKOZY : HISTOIRE D’UNE RÉVOLUTION CULTURELLE” raconte le “cheminement” de Nicolas Sarkozy dans son éducation à la culture et à la beauté depuis sa rencontre avec Carla Bruni. Lui qui n’en avait que pour Marc Lévy et Les Bronzés n’en aurait plus que pour Zola, Borges, Stendhal et Visconti… À 54 ans, comme ça, sortie de nulle part, une passion dévorante pour la culture. Il faut lire l’article au complet, c’est renversant de fumisterie.
Le papier où Sarkozy nous parle de Céline, son “auteur préféré”, vaut également le détour. Il y a de quoi se rouler par terre : “Il est une phrase du romancier maudit que Nicolas Sarkozy cite régulièrement : “Le style, c’est final.” Elle permet peut-être de deviner ce qui attire tant le président chez l’auteur de Voyage [au bout de la nuit] : une méfiance viscérale envers les grandes idées générales et une célébration du “style” personnel.” Renversant de bêtise, vous dis-je.
Pauvre, pauvre France…