Ivan Rioufol donnait le triste spectacle, depuis quelques semaines, d’une conscience fatiguée et prête à une reddition sur les principes. Son billet d’hier (2 novembre) est une forme d’aveu : un “non” timide destiné à se transformer en un “oui” de moins en moins inavouable, à mesure que l’emprise de l’islam politique se fera plus forte sur la France et l’Europe.
“Quelle France en 2050 ?“. Blogue d’Ivan Rioufol. Lefigaro.fr, 2/11/09.
Pour ma part, je crois que le vieux modèle français de l’assimilation est arrivé à son terme. Il me semble illusoire, en effet, d’attendre de la majorité des nouveaux venus extra-européens qu’ils oublient jusqu’à leur histoire ou leur religion. La barre des exigences doit probablement être abaissée. La France ne peut forcer personne à aimer le vin, le cochon, l’accordéon, le bal musette ni à appeler son enfant Pierrot ou Jeannette. En revanche, elle doit être beaucoup plus vigilante sur le respect de son passé, de sa mémoire, de ses valeurs, sachant que les nouvelles minorités ethniques ont souvent le sentiment que l’histoire commence avec elles. La France doit apprendre à dire non, et notamment oser contrarier l’islam politique dans ses prétentions à l’immunité, aux faveurs, aux exceptions et aux réécritures à son avantage.